|
Légendes
d’artistes.
Un
ornemaniste.
Dans
un coin, – chez Michéli, – en fouillant, peut-être
êtes-vous tombé sur des mauves enroulées ?
Ce devait être un plat, la guirlande devait courir tout
autour ; mais ce n’est qu’un morceau, et les derniers
bouquets appellent vainement ceux qui devaient suivre. Ce n’est
qu’un fragment, mais les feuilles incisées et lobées
sont d’un rendu si vrai, elles courent en spirales ou
s’épanouissent si harmonieusement, elles se joignent, se
nouent, se marient et se dénouent d’une si gracieuse façon,
c’est un retour si heureux et si spirituellement touché à
la Flore ornementée du moyen âge ! C’est une
œuvre, vous diront les gens du métier. – Cela et un pan de
coffre, – encore un fragment, – qu’on a essayé de couler
en bronze et dont la fonte n’a pas réussi, – rien ne
devait lui réussir, même après sa mort, – est
tout ce qui reste, ou à peu près, de P…
Les
pieds en feu, un grog bien chaud sur la cheminée, à
portée de la main, – voilà ce qu’on nous a conté.
L’atelier
de P.… était rue Notre-Dame-des-Champs, au rez-de-chaussée.
Il était divisé en deux compartiments : le
premier, – celui où on entrait, – n’était que
maquettes, tabourets, ébauches de cire, projets et instruments
de travail ; aux murs, une collection de feuilles moulées
sur nature, un beau jour du nord, bien net là dedans, – le
nécessaire de la vie d’un artiste. Le second compartiment
séparé du premier par une grande draperie et plus
petit, était tout garni, – à ne pas y jeter une
épingle, – de petits meubles, de petits objets. C’était
moelleux, soyeux et douillet, un vrai nid… et tapissé !
Même au plafond, P… avait mis une tapisserie, – un grand
bois où courent des chasseurs en veste Louis XV, – une
vieille tapisserie harmonisée en ses tons verdâtres, et
que P… avait relevée de baguettes dorées. –
Là-dedans, au fond était un lit, – un bon lit, – et
une femme sa maîtresse.
Clou
à clou, il lui avait fait ce réduit. Le petit
chiffonnier de bois de rose et l’ancienne pendule signée
Leroy, tout cela était venu peu à peu, – commande à
commande, – sou à sou.
Un
des premiers, P… avait compris l’ornementation moderne, et ce
qu’elle doit être. Comme tous les commençants,
exploité d’abord par ces gens arrivés dont la
signature est un bon à vue sur le public, il avait vendu un
temps ses modèles, – des chefs-d’œuvre, – pour des
quinze francs, pour des vingt francs. Puis la confiance lui était
venue. Il était allé lui-même aux fabricants.
Lampes, flambeaux, vide-poches, serre-papiers, – il ennoblit par de
charmantes créations toutes ces choses usuelles qui maintenant
sont des objets d’art chez tout le monde, ou à peu près,
– faisant de grandes imaginations pour ces petits riens abandonnés
de tout goût et de toute grâce depuis bien des années,
et toujours pensant aux Grecs, ce peuple béni des arts, qui
mettait jusqu’aux tuiles de ses maisons les arabesques de sa
fantaisie.
Entre
autres charmants emprunts à la flore, – de deux feuilles de
violettes il fit une coupe. Les deux feuilles simples, opposées,
font le creux de la coupe, et les deux spitules, croisées
l’une sur l’autre, font pied. Cette coupe a été
offerte, nous croyons, à M. le baron Taylor.
Puis
il tentait un projet de vase, – un vase épique dont la base
était la création du monde. Sur l’ove marchaient les
successions de générations ; l’histoire de
l’humanité se déroulait d’étape en étape,
et finissait à une grande figure de la civilisation, debout et
couronnant le vase symbolique.
Enhardi,
P… songea à se mettre un peu hors de page. Il fit un coffret
en forme de châsse. De petites figurines veillaient à
chaque angle. Le pied du coffret disparaissait sous un fouillis de
plantes marines, d’algues et de feuilles lancéolées
courant l’une après l’autre, où fourmillaient
scarabées, bêtes à bon Dieu, sauterelles
émaillées en leur couleur. Le coffret fini, P… alla
le porter à Mme la
duchesse d’Orléans. Mme la
duchesse d’Orléans, en qui revivait cette intelligente
protection des arts familière à Ferdinand d’Orléans,
– accueillit l’artiste et l’offrande. C’est dire que la femme
fut gracieuse autant que la princesse fut généreuse.
Vinrent
les mauvais jours, les privations, les gènes quotidiennes ;
puis les caprices de sa maîtresse amenèrent la vraie
misère, les dîners incertains, la vie glanée au
jour le jour. P.… souffrait depuis quelque temps. D’où ?
il ne savait. C’était une organisation bien faible et déjà
bien éprouvée par la maladie. – Un beau jour, il fit
apporter chez lui de la glaise, une grande table, et se mit à
modeler avec une assiduité âpre, n’écoutant ni
conseils ni fatigue. Il ébauchait un grand Christ en croix de
dix-huit pieds de haut.
P…
n’avait ni le genre ni l’habitude d’une pareille machine. Il
travaillait avec rage, s’emportant après la glaise rebelle,
remettant, ôtant de la glaise, remaniant et revenant, et
toujours à faire œuvre de son ébauchoir enfiévré.
Le Christ ne venait pas, ne sortait pas. Ses amis haussaient les
épaules. Ils ne comprenaient pas que ce Christ était
une envie de mourant, et que les artistes ressemblent aux femmes qui,
avant de mourir, commencent toujours quelque tapisserie de longue
haleine.
P…
travailla ainsi une quinzaine de jours, ne quittant son travail que
pour manger. Il dînait alors avec des pommes de terre et des
œufs durs.
Un
dimanche, – le samedi P… avait eu quelques amis, – c’était
le choléra ; – on avait ri de lui parce qu’il avait
comme la peur du pressentiment ; – sur les neuf heures, en
rentrant, P… fut pris de choléra. Sa maîtresse était
couchée. Comme il sentait l’épidémie en lui,
il arracha de dessus la glaise les toiles mouillées, jeta ça
par terre et se roula dedans. Les atroces douleurs lui étaient
venues ; et lui, écartant le rideau de l’autre chambre,
les yeux et le visage tendus vers cette femme, lui voulait sourire et
lui souriait pour qu’elle ne s’inquiétât pas.
La
femme s’endormit.
Le
lendemain matin, en entrant, on vit P…, – dont les veines
s’étaient cavées dans la nuit, – toujours une main
à lever le rideau, toujours le visage tendu vers la femme !
La
femme eut peur ; elle courut emménager chez celui que le
mourant appelait son meilleur ami.
P…
fut porté à l’hôpital.
Du
mort, il ne reste qu’un peu de cire et de plâtre, et le nom
de Possot qui vit encore dans la mémoire de quelques amis.
Edmond
et Jules de Goncourt.
Silhouettes
d’acteurs et d’actrices.
Madame
Allan.
Si
Asmodée n’était retourné à sa fiole, et
qu’il mit encore les maisons à jour, à un cinquième
étage, dans la Chaussée-d’Antin, vous verriez un
obras
complet : une vierge et deux processions de saints ; et sur
la table, un Alfred de Musset. Images byzantines et comédies
de Musset, Mme Allan
a rapporté les deux choses de Russie.
Causer
du regard, du geste, de la main, de toutes les choses qui ne sont pas
des paroles ; mettre les paroles à la retraite, en faire
des zéros qu’on chiffre d’une moue ou d’un éclair
de l’œil ; se traduire par une attitude, un intonation ;
rédiger tout un protocole d’amour d’une pression de bras ;
mettre une impertinence au bout d’un salut ; laisser une
espérance au bout d’un : Jamais ! se taire et
faire parler son silence ; causer et mettre un loup à sa
pensée et l’attacher mieux que Cromwell ; persifler
dans un éloge, renvoyer dans un compliment ; – le
monde, c’est un carnaval sans masque ! Là, la langue
est un idiome. Les mots ne sont rien ; la façon des mots
est tout. Il y fait chaud, moelleux, discret. On y fait son chemin
sur des tapis ; on y cause entre des portières. C’est
la patrie des nuances, des demi-tons, des demi-jours, des
demi-nennis. L’heure qu’il est, et le temps qu’il fait ;
le fauteuil que l’on prend et la pendule qu’on regarde ; les
yeux qu’on baisse et le pied qu’on avance ; le tabouret
qu’on demande et la rose qu’on effeuille ; – tout est
signe, rien n’est signal ; tout est complicité, rien
n’est preuve. Tel sourire de Mme une
telle, rien qu’un sourire ; et demain, si vous recevez ces
trois mots : Je viendrai à dix heures ; j’aime les
huîtres, – vous n’aurez pas à chercher la signature.
– Les drames y vont, y viennent ; mais ce sont de petites voix
de velours qui les parlent. – C’est un peu une guerre de
Mohicans : une branche cassée, des feuilles à
terre, quatre pierres là où il n’y en avait que deux
hier, pas plus ; mais quand l’amour passe par là, c’est
le chien de Zadig.
Le
monde n’existe qu’en France.
Elle
sort en voiture ; jamais un faux pas ne la crotte. La femme du
monde est habillée à deux heures.
Elle
a été fidèle à son mari, plus que son
mari ne lui a été fidèle : est-ce trop ?
Elle
a toutes les pudeurs de bon goût.
Des
méchants vous diront que son cœur suit les modes : elle
a trop d’esprit dans le cœur pour cela.
Elle
a des jours de dévouement, comme elle a des jours de
migraine ; peut-être plus de ceux-là que de
ceux-ci.
Elle
n’a pas besoin de sonner pour renvoyer les gens, pas besoin qu’il
soit minuit pour faire mettre un comte à ses pieds.
À
la vente de Célimène, elle a bien acheté
quelques feuilles de son éventail ; mais quelle femme
n’en a un petit morceau ? et d’ailleurs, que lui reprocher ?
Elle est charitable comme une coquette : « Elle vous
fait gagner votre procès pendant six mois, pour un jour vous
le faire perdre. »
Elle
va à la messe d’une heure ; cette messe qu’on
appelait, il y a de cela un siècle, je crois, la messe
musquée.
Elle
veut plaire à outrance. Au service de ses nerfs, elle a
toujours un patito ;
à ses sorties de bal, elle aurait mille Raleighs, si elle
n’avait un valet de pied.
Elle
a des amies, absolument pour avoir des pelotes à épingle :
le mot et la chose sont vieux.
Elle
reconnaît un caprice, rien qu’à le faire mettre à
genoux, comme on reconnaît une fausse pièce à la
laisser tomber à terre. – Elle lit un amour au courant du
regard.
Elle
changera de confesseur, – si vous voulez, – mais non de femme de
chambre.
Au
reste, elle peut l’amour tout autant que les autres femmes, n’en
déplaise aux Marions.
Elle
a des expressions pour tout, – même pour ce qu’on ne dit
pas.
Elle
a son fauteuil, – j’allais dire sa loge, – à l’année,
dans deux, trois, quatre salons, – où l’on cause, – et
toujours applaudie lorsqu’elle entre et toujours reconduite
lorsqu’elle part.
Son
cordonnier lui dit : Madame a le pied fondant. – Sa couturière
n’est que son secrétaire : elle lui dicte ses robes.
Veuve,
parce qu’elle n’a plus de mari ; – libre, parce qu’elle
a trente ans ; – aimée, parce qu’elle ne le défend
pas ; – charmante, parce qu’elle veut bien l’être ;
– méchante ! elle a des : Pauvre petite femme !
qui tuent une réputation, un honneur, une vertu à bout
portant. Impertinente ! Elle a des phrases qui frisent le
daguerréotype. – Bonne ! Elle rend un mari à sa
femme, dans un thé à thé, sans songer à
le lui reprendre demain !
Oui,
monsieur de Chavigny, c’est de vous que je parle, et vous le savez
bien ! A-t-elle été femme avec vous ? Avec
vous, elle a été distraite à impatienter un
baron allemand. Elle vous a harcelé de riens, de flèches
en papier ; de banderillas
comme un taureau qui ne veut pas marcher. Quand elle vous a fait
nerveux au point qu’elle voulait, elle vous a dit furieux. –
Servez-lui une tasse de thé ! – De votre femme, –
oh ! ne craignez rien, elle sait votre cœur de mari sur le bout
du doigt – pas un mot. Pauvre Othello que vous faites ! Elle
ouvrira une parenthèse, piano ! piano ! l’air du
Caprice ! Le Caprice, – un Amour qui a des ailes partout, même
aux talons ; un Amour qui ressemble au Mercure ! – Puis
la timide deviendra si confuse à vous dire un : Non, que
vous parierez : Oui. – À deux genoux, monsieur de
Chavigny, à deux genoux, et sur le parquet ! – Elle
vous relève d’un éclat de rire. Vous vous croyez
sauvé ; et l’hameçon, monsieur de Chavigny ?
Elle laisse filer la corde, bien sûre de vous ramener tout à
l’heure. Et vous revoilà à supplier : une
déclaration ! une déclaration assise cette
fois-ci, une déclaration qu’elle a la cruauté de vous
laisser dire tout du long, sans toucher à une syllabe. Puis sa
morale vous donne un coup de buse sur les doigts, et vous embrassez
votre femme.
La
femme du monde n’existe qu’à Paris.
Le
soir où nous l’avons vue, – elle se nommait Mme de Léry.
Mme Allan
jouait Mme de Léry.
On
nous a dit que Mme Allan
n’était pas sociétaire du Théâtre-Français.
Edmond
et Jules de Goncourt.
Chronique
des THÉÂTRES.
THÉÂTRE-FRANCAIS.
Diane,
drame en 5 actes et en vers,par M. Émile Augier.
Vous
rappelez-vous Dagobert, – cette bonne création d’Eugène
Sue, – ce bon Dagobert menant sa petite caravane, veillant aux
repas, au temps et au coucher, se trouvant toujours bien quand les
petites ont un bon lit et le cheval de l’avoine ; – Dagobert
lessivant, Dagobert bonne d’enfants, Dagobert raccommodant le
linge ?
Eh
bien, dans son premier acte, M. Augier a aussi son Dagobert ;
seulement son Dagobert s’appelle Parnajon. De Juif Errant, il n’y
en a pas trace ; et Rodin s’appelle Richelieu : il est
roi du roi de France.
Avez-vous
vu dans l’histoire une figure plus triste que cette figure de
Louis XIII, toute pleine d’ombre et d’ennui ? Pauvre
roi ! un sujet qui lui commande à genoux ; tout
autour de lui des ambitieux qui conspirent en regardant l’Espagne,
– comme si l’on était encore sous la ligue et que le
catholicon
fût à faire. – Le roi, comme endormi, et toujours dans
son cabinet « pendant ce grand train de guerre qui fut son
règne. » Sa mère, il est obligé de
l’exiler : son frère…
Un
frère ! non, madame. Ah ! si fait, j’ai Monsieur,
on l’avait trouvé bien près de Chalais quand on fit
sauter la tête à Chalais. Sa femme ! sa femme !
quand elle le fit supplier au lit de mort de ne pas croire qu’elle
eût trempé dans le dessein d’épouser Monsieur :
« Dans l’estat où je suis, je luy doit pardonner,
dit son mari, mais je ne la dois pas croire. » Pauvre
homme qui faisait le plus
vilain métier, – le
métier de roi, – le
plus à contre-cœur possible ;
une figure qui ne rit pas et qu’on plaint, un roi qui ne fut pas
même un homme, un homme qui ne fut pas même un mari !
Louis XIII, qui n’eut dans sa vie que de bien courts moments
de franche joie : quand il piquait des longes de veau !
Louis XIII, qui n’eut qu’une influence, celle de mettre en
sa cour le pain d’épice
à la mode !
Quand
les tableaux de la galerie de Munich étaient aux frères
Boisserée, – il y a des dix ans, – des artistes sont
venus qui ont dit, en voyant ces Hemling, ces Van Eyck : Il faut
repeindre cela. – Et ils ont pris les tableaux, et ils les ont
repeints.
Marion
Delorme, il paraît, avait besoin d’être repeinte ;
M. Émile Augier a bien voulu s’en charger.
Diane
est une femme, mais une femme du xviie siècle,
une femme allaitée au bruit des guerres civiles. Elle a
peut-être, toute jeune,
Vu
massacrer les siens d’un glaive de vengeance,
comme il est dit en la Polixène
de Cl. Billard. Elle a été bercée aux
arquebusades des reitres
noirs, au bruit de ces
batailles
Où
l’on jouait de sang ;
Où
le fer inhumain insolent besoignait.
Elle
est la mère et le père de son frère ; elle
l’aime et le conseille. Elle vendra sa montre, si son frère
doit de l’argent ; elle fera des armes, si son frère a
un duel.
Ici
une réflexion. – On a fait réciter à
Mlle Rachel
une fable de La Fontaine. – On lui fait chanter une romance à
boire. – La voilà qui fait des armes. – Nous ne
désespérons pas de la voir donner un de ces jours le
combat à outrance au
sabre et à l’hache,
ainsi que porte la bienheureuse étude du Plutarque de
Debureau.
Dieu
merci ! Mlle Rachel
est une actrice de taille à se passer des tours de force. Les
deux mots : Une femme,
– à quelle heure ?
elle les a dits de façon à laisser à d’autres
les charlataneries du jeu et les réclames de l’excentrique.
Il
y a dans la pièce un balcon qu’on saute – (Marion
Delorme) ; un duel – (Marion Delorme) ; un arrêt de
mort – (Marion Delorme) ; une criée de l’arrêt
– (Marion Delorme) ; le cardinal Richelieu, – cette terreur
que Victor Hugo avait laissée à la cantonade et dont
Geoffroy a fait un magnifique portrait historique ; Louis XIII
– (Marion Delorme) ; une grâce qu’on signe – (Marion
Delorme). Le tout finit comme un vaudeville. Ceci appartient en
propre à M. E. Augier. La chose est entrelardée
de ces vieux sentiments romains, aussi démonétisés
que la légende classique des premiers temps de Rome.
Nous
la croyions pourtant bien morte, cette école qui cherche son
originalité à brouiller du Corneille avec du Victor
Hugo ; école bâtarde, sans verve, sans force,
œuvres avortées, école naufragée ! –
Plus folle que cette grande marieuse dont parle Molière, –
qui aurait marié le Grand-Turc à la république
de Venise, – elle croit marier le drame à la tragédie ;
invitus invitam.
C’est recommencer Mézence.
Par
cette œuvre, M. E. Augier a fait un grand pas vers
l’Académie. Le fauteuil de Casimir Delavigne doit le
convoiter.
Toute
notre sévérité n’empêche pas le
dramaturge d’avoir fait au temps jadis une charmante comédie.
Il
n’y a qu’une chose qui pourrait nous faire douter de
l’intelligence de Mlle Rachel,
nous, ses admirateurs, – c’est qu’entre la Marion qu’elle
avait depuis si longtemps entre les mains et la Diane de M. Augier,
elle ait fait le choix qu’elle a fait.
Edmond
et Jules de Goncourt
|